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L’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise (ALE)

Le programme ESTHIA

Proposé en septembre 2007 dans le cadre de l’appel à projets de lutte contre la précarité énergétique du PREBAT, le projet ESTHIA constitue une des principales actions de l’ALE sur la prévention de la précarité énergétique.

Le réseau FAPIL et les trois ALE de la région Rhône-Alpes (Lyon, Grenoble et Loire), partenaires du programme, se sont fixées comme objectifs de :

  • Capter une trentaine de logements diffus, dans l’habitat collectif privé, répartis dans les villes pour les réhabiliter afin d’en limiter au maximum les consommations d’énergie et les charges
  • Mobiliser le parc des bailleurs privés, et les amener à mettre sur le marché des logements à bas loyers (conventionnés) et à faibles charges en contrepartie d’aides majorées
  • … pour loger un public fragile, en insertion
  • Mobiliser et développer les compétences de deux réseaux complémentaires pour assurer des suivis sociaux, opérationnels et techniques adaptés et formateurs

3 agglomérations testent le dispositif : les territoires du Grand Lyon, de la METRO de Grenoble et du Grand Saint-Etienne sont concernés.

Les partenaires du Projet

  • La FAPIL Rhône-Alpes, fédération des associations pour la promotion et l’insertion par le logement, coordonne le projet : contact Solène BIHAN
  • Les monteurs d’opération de la FAPIL et les conseillers énergie des Agences Locales de l’Energie travaillent en binôme sur les territoires du Grand Lyon, de la METRO et du Grand Saint-Etienne
  • Régie Nouvelle, AILOJ et Néma Lové travaillent avec l’ALE du Grand Lyon sur l’Agglomération Lyonnaise,
  • L’ASL et Néma Lové échangent avec LATERE sur l’Agglomération de St Etienne
  • Un Toit pour tous collabore avec l’ALEC de l’agglomération Grenobloise.

Bilan quantitatif à mi-projet

Fin 2010, le suivi de 28 dossiers est en cours sur les 3 agglomérations. Le projet court de décembre 2008 à décembre 2011.

Les logements captés sont souvent vétustes, et pour la plupart situés en centre-ville, dans des immeubles datant d’avant 1975, date de la première réglementation thermique. Ils sont équipés de systèmes de chauffage individuels. Leur taille va du T1 au T4.

>> Voici leur avancement et répartition géographique :

logement initiaux

après travaux

G

18

D

9

F

7

C

11

E

3

B

7

 

 

conso avant travaux

conso après travaux

gain

max

915

229

728

min

243

52

137

moyenne

503

136

371


De premiers enseignements à mi-projet

  • Les points de blocage détectés

- Des logements souvent spécifiques et des ampleurs de travaux déterminantes (besoin de rénovation intégrale du logement : sanitaires, électricité, etc).

- Un engagement des propriétaires bailleurs par conventionnement difficile, et fonction de l’état du marché locatif.

- Des politiques locales de l’habitat variables selon les agglomérations et des modes d’instructions complexes et souvent longs

- Une trésorerie difficile à assouplir

- Une gestion du logement et des modes de vie à intégrer dans le bilan de charges

  • Les conditions de réussite pressenties

- Des travaux lourds qui permettent de bien traiter la performance thermique 

- Des arguments incitatifs et moteurs (aides, etc.).

- Des travaux performants de plus en plus normés, progressivement appliqués par la maîtrise d’œuvre

- Des monteurs d’opération et des techniciens de mieux en mieux formés et mobilisés,

- Une gestion locative facilitée par les associations de la FAPIL et plus durable


De 1ères limites à une rénovation performante se dessinent

  • Contraintes liés au site lui-même

- Ampleur du chantier et travaux prioritaires : sécurité et salubrité, qui augmentent le budget de travaux

- Surface et volume du logement et des pièces (confort + base de calcul des loyers et aides), qui compliquent l’isolation par l’intérieur

- Spécificité du logement (cheminée, moulures, etc.) : idem

- Type d’énergie de chauffage

  • Contraintes liées au « saut technologique » de certaines solutions techniques

- compétences des entreprises sur l’étanchéité à l’air

- Faible rentabilité économique de certaines solutions BBC : triple vitrage, double-flux

  • Contraintes supplémentaires sur la gestion locative liée à la maintenance des systèmes d’énergie (charges d’entretien pour les chaudières et VMC)
  • Enjeu de la maîtrise des usages (confort, mode de vie, etc.)
  • Consommations = qualité du bâti et des systèmes X comportements X prix énergie :

Les financeurs du projet


Contact : Thomas DUBERTRET



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