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L’Agence Locale de l’Energie de l’agglomération lyonnaise (ALE)
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Observatoire des énergies renouvelables

Pourquoi un observatoire ?

Dans le cadre de son Agenda 21, le Grand Lyon s’est doté d’un observatoire du développement durable, qui se divise en trois sous catégories : environnement, social et économie. Le volet environnement comporte une rubrique énergie. Pour affiner les indicateurs énergie, le Grand Lyon a confié fin 2007 à l’Agence Locale de l’Energie le soin de suivre l’évolution des énergies renouvelables sur son territoire.


Consommations d’énergie sur l’agglomération lyonnaise

Les consommations globales d’énergie de l’agglomération lyonnaise sont suivies par le Grand Lyon, qui confie pour cela des études à des organismes spécialisés. Ce suivi est désormais mené par l’agence de qualité de l’air COPARLY, par secteur économique et type d’énergie consommée.

Depuis 2000 : un ralentissement de la croissance énergétique

COPARLY a réalisé en 2009 une actualisation du bilan énergétique territorial. Ce bilan présente l’évolution 20006 2006 des consommations d’énergie du territoire. Voir également notre rubrique plan climat/ diagnostic à ce sujet. Le rapport intégral est téléchargeable sur le site d’Atmo Rhône-Alpes.

⇒ Les résultats clés sont les suivants :

  • Une consommation d’énergie d’environ 3,4 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) par an, soit 2,7 tep/habitant/an.
  • Entre 2000 et 2006, la hausse de la consommation d’énergie est de 3% (sans correction climatique).
  • Le secteur résidentiel est celui qui a la hausse la plus forte.
  • L’industrie est le secteur le plus consommateur (38%), suivie par le résidentiel (24%), le transport (21%) et enfin le tertiaire 17%).
  • En énergie finale, le gaz de ville est le vecteur d’énergie (28%), suivi par l’électricité (24%), le mode « autres » (réseau de chaleur, ENR et charbon, 22%), les carburants (20%) et enfin le fioul domestique (6%).

La décennie 1990 : une croissance encore forte des consommations.

Une étude de 2001 sur la consommation d’énergie de l’agglomération lyonnaise montrait une hausse de +30% entre 1990 et 2001, soit +2,5% par an ce qui est supérieur à la moyenne nationale. Des changements de méthodologe font que les comparaisons entre les 2 études sont à faire avec précaution .

Cliquez ici pour télécharger la synthèse de l’étude de 2001 (pdf - 276 ko)


Bilan des énergies renouvelables à mi 2008

Méthode

L’ALE suit toutes les sources d’énergies renouvelables : solaire thermique et photovoltaïque, éolien, bois énergie (automatique et bûches), autres biocombustibles (biogaz, incinération des déchets organiques.), hydraulique, géothermie.

Les pompes à chaleur et biocarburants ne sont actuellement pas intégrés. Un travail sera ultérieurement mené pour savoir jusqu’où les inclure et comment les compter.

L’ALE a construit en 2007 une base de données qui recense l’ensemble des installations d’énergies renouvelables identifiées sur le territoire concerné.

La base s’alimente principalement par les statistiques d’attribution de subventions de la Région Rhône Alpes, du département du Rhone, de communes accordant des aides, le Journal Officiel, et des informations recueillies sur le terrain par l’ALE.

Résultats globaux

Fin 2006, le Grand Lyon consommait environ 4% d’énergies renouvelables (selon l’étude Axenne, hors pompes à chaleur et biocarburants). Ce résultat est légèrement inférieur à la moyenne nationale (6%). Le bilan des énergies renouvelables a été actualisé à mi 2008 et a fait l’objet d’une synthèse de l’ALE en téléchargement ici. Voici ses principales conclusions : 

  • La production d’énergies renouvelables sur le Grand Lyon est estimée à 1358 GWh/an mi 2008. La puissance cumulée correspondante est de 243 MW.
  • L’hydroélectricité représente un peu moins des trois quarts de cette production (72%), l’incinération des déchets organiques et le bois énergie un sixième chacun (14% et 14%).
  • Le solaire et le biogaz sont marginaux, les autres ENR (géothermie, éolien) absentes.
  • La répartition en nombre d’installations est fort différente : le bois bûches domine très largement avec une estimation de plus de 5000 poêles, inserts et cheminées utilisées pour le chauffage. Sur les 1171 autres installations recensées, on en compte 814 en solaire thermique, 239 en photovoltaïque, 112 en bois automatique, et 6 autres (3 barrages hydrauliques, 2 incinérateurs, 1 installation de méthanisation).
  • Entre 1999 et 2008, la puissance d’ENR a augmenté d’environ 43 MW, soit une hausse de 21% (14% en production d’énergie du fait de la forte productivité de l’hydraulique).

Approche détaillée par filières

La part de l’hydraulique vient principalement des 2 gros barrages sur le Rhône, celle du bois énergie des 2 grosses chaufferies urbaines sur réseau de chaleur (Vénissieux et La Duchère) et de l’utilisation non négligeable du bois bûches en habitat individuel, et celle des déchets vient des 2 incinérateurs de l’agglomération lyonnaise le solaire, thermique et photovoltaïque vient en queue de peloton malgré un fort développement depuis quelques années. Notons qu’il n’y a ni géothermie ni éolien sur le territoire du Grand Lyon.

Approche détaillée par commune et fiches des sites remarquables

L’ALE a mis en place un outil cartographique qui permet de voir la production d’énergies renouvelables pour chaque commune du Grand Lyon (voir la carte).

Les installations remarquables font l’objet d’une fiche de site, à partir d’un lien sur la carte de la commune et sur la page qui rassemble les fiches de site (voir les fiches de sites).

⇒ Télécharger la note de synthèse de l’ALE : "bilan 2008 des ENR sur l’agglo lyonnaise"

⇒ Voir aussi la carte des installations ENR de l’OREGES : http://www.oreges.rhonealpes.fr/


Estimation du potentiel des énergies renouvelables à 2020

Le Grand Lyon a commandé en 2006 une étude d’état des lieux et de potentiel de développement à l’horizon 2020 au bureau d’études Axenne. Elle a permis de chiffrer la part d’énergies renouvelables sur notre consommation totale d’énergie.

La conclusion est la suivante : « En exploitant tout le potentiel identifié dans l’étude, le Grand Lyon peut couvrir 10 à 15% de ses consommations par les énergies renouvelables. Cela nécessitera de renforcer fortement les politiques locales de soutien aux énergies renouvelables, par de mesures de sensibilisation, mais aussi économiques et réglementaires.

L’objectif de 20% d’énergies renouvelables est atteignable à la seule condition qu’une politique de réduction des consommations d’énergies aussi ambitieuse soit menée sur le territoire. Ces économies d’énergie devront permettre une baisse des consommations d’énergie du territoire de l’ordre de 20 %, soit environ -2 % par an. »

Les principaux résultats de cette étude peuvent être téléchargés ci-dessous :

L’état des lieux à fin 2006 et l’étude de potentiel à 2020 est disponible par commune, regroupées ici par conférence des maires.

Les objectifs du Grand Lyon en matière d’énergies renouvelables.

L’objectif des chartes d’écologie urbaine de 1992 et 1997 d’atteindre 15% d’énergies renouvelables dans la consommation du territoire du Grand Lyon en 2010 est désormais hors d’atteinte.

Le Grand Lyon a voté en décembre 2007 sa délibération d’objectifs pour le plan climat qui vise le taux de 20% d’énergies renouvelables sur le Grand Lyon en 2020.

L’atteinte de cet objectif nécessitera un fort développement du bois énergie, notamment sur réseaux de chaleur, ainsi que du solaire thermique et photovoltaïque. Il sera de plus nécessaire de réduire de 20 % la consommation totale d’énergie du territoire, ce qui correspond à un autre objectif du Plan Climat.


Informations complémentaires

Vous pouvez consulter et télécharger les interventions réalisées au cours de l’atelier technique que l’ALE a organisé le 23 janvier 2008 sur le potentiel d’énergies renouvelables pour le Grand Lyon, ainsi que les dossiers traités dans les numéros 20 et 21 de la revue trimestrielle de l’agence "ALE infos".

Un atelier spécifique en date du 7 juillet 2009, sur les pompes à chaleur, notamment sur nappe, a permis d’estimer leur état des lieux et une première approche du potentiel.

Un travail complémentaire est mené spécifiquement sur le solaire (thermique, photovotaïque et passif) dans le but de construire un plan d’actions de développement de la filière : voir notre programme européen POLIS.

D’autre part, le Grand Lyon a réalisé une étude sur le besoin d’approvisionnement en bois énergie qu’entrainerait l’atteinte de l’objectif de 350 MW de bois visé pour 2020. Elle est disponible sur demande à l’ALE.

⇒ Pour aller plus loin : l’Observatoire Régional de l’Énergie et des Gaz à Effet de Serre (OREGES) recense de nombreuses données régionales sur l’énergie et le climat.


Contact : Thomas DUBERTRET


 

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